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Un portefeuille large et diversifié d'actifs miniers
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Le potentiel géologique

La Guyane Française se situe à l'Est du bouclier guyanais qui s'étend sur plus de 1 500 000 km² de l'est de la Colombie au Nord-Est du Brésil. Outre la Guyane Française, il comprend également le Suriname, le Guyana et une partie du Venezuela. Il s'agit de la structure la plus ancienne et la plus stable du continent sud-américain dont la formation remonte à environ 2 milliards d'années.

A cette époque, la Guyane était encore accolée aux côtes d'Afrique de l'Ouest, au sein du continent originel baptisé Gondwana, et sa formation est le fruit des différents stades d'ouverture de l'Océan Atlantique. L'essentiel du sous-sol guyanais est donc constitué de terrains comparables à ceux de l'Afrique de l'Ouest (et notamment celui du Ghana). Le potentiel de minéralisation aurifère de la Guyane Française s'apparente donc à celui du craton ouest-africain auquel elle était jadis soudée avant l'époque jurassique.

Les roches vertes du Paramaca

Le bouclier guyanais est constitué comme les autres boucliers précambiens d'un ensemble régional de formations géologiques comprenant des granites et d'anciennes roches sédimentaires et volcaniques, baptisées les roches vertes du Paramaca. Il s'agit d'un ensemble de roches dont la composition et la texture ont un rapport étroit avec la formation de roches volcaniques et sédimentaires réputées favorables à la présence de gisements aurifères.

photo des roches vertes du Paramaca

Un potentiel de gisements primaires considérable

Deux types de gisements aurifères sont à distinguer en Guyane Française : les gisements primaires et les gisements secondaires ou alluvionnaires.

Les gisements primaires sont la conséquence d'anomalies géologiques : il s'agit de substances se trouvant dans leur environnement géologique d'origine, correspondant à leur emplacement initial dans la croûte terrestre, pour lesquelles la teneur d'or dans le minerai est exceptionnellement élevée.

photo d'un gisements aurifères

L'or secondaire est lui le fruit de la désagrégation des gisements d'or primaire sous l'effet de l'érosion. Les minéralisations aurifères ainsi altérées sont transportées dans les dépôts sédimentaires des lits des rivières (alluvions).

La présence à proximité de la surface d'or secondaire rend généralement plus aisée l'identification de gisements primaires. Il faut noter que depuis la première découverte de l'or en 1855, la quasi majorité de la production d'or en Guyane Française est issue de l'exploitation des gisements aurifères alluvionnaires. Quasi intact, le potentiel d'or primaire sur le territoire guyanais est à ce jour considérable.

Reconnaissance de 18 sujets miniers en Guyane Française

Lors de la seconde moitié du XXème siècle, les pouvoirs publics français lancent un grand programme d’amélioration de la connaissance géologique du territoire guyanais, qui a conduit à la réalisation, entre 1975 et 1995, d'un inventaire minier par le BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières).

Cette campagne, pour laquelle 42,7 millions d'euros (280 millions de francs) ont été investis par l'Etat français, fut d'abord réalisée par prospection aéromagnétique sur plus de la moitié du territoire guyanais (48 000 km²) ce qui a permis de localiser des structures géologiques rocheuses favorables (roches « vertes ») pouvant être liées à la présence de zone minéralisées. Par la suite, une prospection géochimique (avec 120 000 échantillons prélevés) a délimité les zones d'anomalies correspondant à une probabilité accrue de découverte d'un gisement (extraits de « L'Or en Guyane : éclats et artifices ». Rapport remis au Premier Ministre par Christiane Taubira-Delannon).

L'inventaire du BRGM a conduit à l'identification de 18 sujets miniers en Guyane Française, dont les sites de Dorlin, où des anomalies furent mises en évidence en 1975-1976, et Yaou entre 1981 et 1983.