Une stratégie industrielle mettant le cap sur la cyanuration
Un portefeuille large et diversifié d'actifs miniers
Des partenariats stratégiques avec des majors de l’industrie minière

Histoire de l'or

L'exploitation minière aurifère en Guyane a débuté au milieu du XIXème siècle, avec la découverte officielle d'or en Guyane en 1855 dans la crique de Aïcoupaïe dans le bassin de l'Approuague (à l'Est de Cayenne).

La deuxième moitié du XIXème siècle est marquée par une importante phase d'exploration de l'intérieur du territoire guyanais et par la découverte des grands « placers » : d'abord à l'Est de Cayenne, à Approuague, Sinnamary (Saint-Elie et Adieu Vat), Ouanary, Kourou puis dans le sud de la Guyane avec les sites de la Haute-Mana et du bassin d'Inini.

Première découverte d’or en Guyane Française en 1855

Les premières compagnies d'exploitation aurifère voient le jour à cette époque et l'introduction de techniques mécanisées tel le monitoring, les dragues à godet ou les concasseurs permet d'accroître la production minière qui atteint un pic en 1894 avec 4 922 kilos d'or extrait.

Mais c'est aussi à cette époque que naît l'orpaillage illégal : les mineurs clandestins s'installent illégalement sur les sites des sociétés minières. On estime alors entre 6 000 et 12 000 le nombre de travailleurs qui exploitent les gisements. La production minière annuelle déclarée se maintient entre 3 et 4 tonnes au début du XXème siècle avant de chuter lors de la première guerre mondiale. La production annuelle se situe alors autour de 1,5 tonnes entre 1920 et 1940.

Le manque d'investissement pendant l'entre deux-guerres et les difficultés d'approvisionnement lors de la Second Guerre Mondiale font chuter encore un peu plus la production qui devient quasi nulle au début des années 50.

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La production d’or est freinée par la convertibilité or-dollar

Malgré une nouvelle révolution technique, avec la mise en service des engins mécanisés (bulldozers, draglines, pelleteuses, débourbeurs) et des premiers concentrateurs gravimétrique, la production aurifère demeure quasi anodine entre 1950 et 1970, freinée par la parité Or-Dollar qui maintient le métal jaune à son plus bas niveau. En 1964 et 1965, la production déclarée est même, officiellement, nulle.

Après la seconde guerre mondiale, les pouvoirs publics français lancent un grand programme d’amélioration de la connaissance géologique du territoire guyanais.

Des travaux de cartographie géologique sont réalisés par l'ORSTOM (Office de la Recherche Scientifique et Technique Outre-Mer) et des prospections sont conduites par le BRM (Bureau de Recherche Minière) puis le BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières).De 1975 à 1995, le BRGM réalise un inventaire minier qui conduit à l'identification de 18 « sujets » miniers.

L'abandon de la convertibilité Or-Dollar en 1971 et les menaces d'inflation, conséquence du premier choc pétrolier, relancent progressivement la production aurifère guyanaise. Certains sites abandonnés sont relancés tel Paul Isnard et Boulanger. Parallèlement de nouvelles explorations sont entreprises et permettent la découverte de gisements, notamment celui de Délices, à l'ouest de Cayenne.

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Vers un nouveau record historique de production aurifère guyanaise

L'envolée des cours de l'or à la fin des années 70 provoque une véritable ruée vers l'or au Brésil et au Suriname qui se propage jusqu'à la Guyane avec l'introduction d'une main d'ouvre « bon marché ». Les années 80 et le début des années 90 sont ainsi marqués par la multiplication des installations artisanales le long des fleuves guyanais (Maroni, Oyapock et Approuague) qui se couvrent de dragues suceuses (barges aspirant les graviers du lit de la rivière).

Parallèlement, au début des années 90, les grandes compagnies minières internationales relancent de nouveaux programmes d'explorations. La plupart sont couronnés de succès mais le repli des cours de l'or qui atteint, en avril 2001 à 255 dollars, son plus bas niveau depuis mai 1979, provoque l'arrêt des programmes d'exploitations qui ne sont alors plus économiquement viables.

L'envolée du prix de l'once d'or depuis 2003, hausse qui s'est accélérée au cours des derniers mois, a permis à la production aurifère guyanaise de renouer avec les niveaux atteints au debut du siècle (entre 3 et 4 tonnes). Mais cette production est aujourd'hui surtout le fruit des exploitations artisanales (parfois illégales) et de petites mines industrielles exploitées par des PME, alors que les grandes compagnies minières internationales demeurent absentes du territoire guyanais français.

En 2007, dans le sillage des élections présidentielles et du grenelle de l’environnement, l’état français a initié une procédure de normalisation réglementaire de l’ensemble de l’industrie minière aurifère guyanaise. Cette nouvelle donne administrative et réglementaire s’est traduite par un gel de la délivrance de tous les titres miniers dans le département français, et notamment par l’arrêt du projet Camp Caiman de la société anglo-saxonne IamGold.

A l’occasion de sa visite en Guyane Française, en février 2008, le président français Nicolas Sarkozy a annoncé la mise en place d’une nouvelle politique minière et industrielle de long terme dans le respect de l’environnement. Cette nouvelle orientation se traduira par la réalisation, d’ici mi-2009, d’un schéma départemental d’orientation minière, constituée de la superposition de la carte des ressources minières du département et de la carte de la biodiversité. Parallèlement, l’Etat français a lançé en 2008 les premières opérations d’envergure de lutte contre l’orpaillage illégal avec le déploiement d’un plan exceptionnel de sécurisation de 1 000 hommes dotées de nouveaux moyens logistiques.

production d'or